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MA MAISON SUR LA CÔTE D'AZUR

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16 août 2026

BENVENUTI !

BENVENUTI !
Oui, vous êtes toujours les bienvenus dans Ma maison sur la Côte d'Azur (le blog), d'autant plus que dans ce nouvel accueil à peine différent de l'ancien, j'ai le plasir de vous présenter mon dernier ouvrage dont le titre est, justement, Le mie case in...
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16 août 2026

14 JUILLET X 2

 

 

 

 

Double rendez-vous, ce 14 juillet 2026, pour le Président de la République et pour... la République : le matin, à Paris sur les Champs-Élysées, défilé à la fois "classique" et d'envergure historique, car placé sous le thème « Réveil stratégique de l'Europe » et en présence des pays alliés dans la "Coalition des Volontaires"  ; et l'après-midi, Place Masséna à Nice, cérémonie publique et nationale commémorant cet autre 14 juillet aussi tragique qu'inoubliable pour la capitale azuréenne et pour la France entière.

 

 

 

 

À Paris aux côtés d'Emmanuel Macron, plusieurs importants chefs d'états dont, bien sûr, l'Ukrainien Volodymyr Zelensky et (ma binationalité oblige) l'Italien Sergio Mattarella.

 

À Nice et toujours aux côtés du Président, des enfants non moins importants puisqu'ils seront ‒ du moins on l'espère et on leur souhaite de tout cœur les défenseurs des meilleures valeurs de la République : la liberté, l'égalité et la fraternité, bien sûr ; mais aussi la laïcité... bien évidemment.

 

De quoi pouvoir affirmer ‒ malgré tout et, surtout, après une ultérieure et indéfectible pensée pour les victimes de la « Prom' » (86 morts et 458 blessés) ‒ que ce 14 juillet x 2 a été vraiment... bien mémorable.

 

 

13 juillet 2026

FUNÉRAILLES ? NON, MÉMOIRE

 

 

 

 

Mardi 7 juillet je me rends à la cérémonie qui, tous les ans, rend hommage aux résistants et martyrs Séraphin Torrin et Ange Grassi, pendus en 1944 par les Allemands en plein centre de Nice, à deux pas de la Place Masséna et en bas de l'Avenue Jean-Médecin qui s'appelait encore, en ces années-là, Avenue de la Victoire en souvenir de la Première Guerre Mondiale.

 

Pour ceux qui en voudraient en savoir davantage sur cette bien triste page d'Histoire de ma ville d'adoption, je propose une vidéo de "Pais TV – Nissa", un article de France 3 Régions et une page du site de la Mairie de Gattières, commune dont Torrin et Grassi (ce dernier né à Sinalunga en Italie) étaient originaires ; mais aussi, pourquoi pas, deux billets sur la Résistance et sur Nice que j'ai publiés il y a quelque temps : "Morts et morts" sur ce blog et, plus récemment, "42 Avenue de la République" pour le blog "frère" Nissitalie.

 

Dans cette cérémonie 2026, beaucoup de drapeaux, de gerbes, de personnalités mais aussi fort heureusement beaucoup de personnes et, parmi ces dernières, plusieurs touristes orientaux qui assistent attentifs et silencieux.

 

Moins heureusement, d'autres vacanciers plus occidentaux lancent : « On dirait des funérailles ! » et, se dirigeant plutôt hilares vers des « Soldes » proposés à proximité, dépassent vite cette commémoration qui le comprendront-ils un jour ? ‒ loin de reproduire des obsèques, nourrit une mémoire bien vivante et... qui se doit de rester vigilante.

 

 

 

 

26 juin 2026

"CASA ARMONDI", DE L'HUMAIN !

 

 

 

 

Faisant suite à sa "profession de partage" du mois dernier, Casa Armondi revient avec... de l'humain. Après la cafetière du dernier billet marquant sa création, ce nouvel espace consacré à la visite virtuelle de la maison de votre blogueur propose aujourd'hui depuis un appartement niçois on ne peut plus normal une vue tout aussi normale, simple et même... très propre !

 

Si la photo en amont de ces lignes vous aidera sans doute à en comprendre la raison, vous pourrez aussi réviser deux pages (76 et 77) de mon dernier roman (en langue de Dante et disponible en ligne) dont le titre est, justement, Le mie case in Costa Azzurra... e altrove.

 

Allez, pour plus de confort, les voici reproduites et... suivies par une traduction "maison" visant les moins italophones :

 

Vista sull'umano

 

Ci sono poi, sui sei piani del condominio, altri quattordici appartamenti e quindi molti altri vicini. Che sono più o meno fifty-fifty, cioè cinquanta per cento di franco-francesi e cinquanta per cento di franco-stranieri o, forse, soltanto stranieri. Ed è scusandomi per quest’ultimo sostantivo-aggettivo piuttosto antipatico, che mi affretto a rettificare: c’è, insomma, un cento per cento di persone che sono, naturalmente, anche miei vicini.

E dove mai s’è visto che, fra tanti vicini, non ve ne sia qualcuno non proprio al top della simpatia e/o dell’educazione? E dunque no, non tutte le persone che incrocio nell’ingresso del palazzo, in cantina o nel garage ‒ siano esse francesissime o altro ‒ possiedono queste qualità.

Dovrei forse, per questo, dare ragione alla distinta signora che avevo incontrato per caso in questo quartiere e che, come confidavo nelle prime righe del racconto, mi aveva esortato a non prendervi casa con chiaro riferimento a una parte dei suoi residenti?

Figuriamoci: sarebbe come affermare che certi problemi del normale convivere sono sempre causati da persone d’altra provenienza, d’altro colore o d’altra religione, o dimenticare certi piccoli o grandi attriti con consimili perfettamente europei, bianchi e cattolici...

Se poi, tornando al mio secondo piano, mi affaccio al balcone côté cour, non posso che confermare la bontà della mia scelta abitativa. Dalle auto ordinatamente parcheggiate nel piazzale situato alle spalle del mio condominio, il mio sguardo corre subito al palazzo di fronte che, anch’esso côté cour e sociologicamente fifty-fifty, allinea schiere di splendidi bucati ricchi di lenzuola, camicie, pantaloni e biancheria varia per grandi e piccini, a testimonianza di contesti familiari sicuramente curati e ben più che "integrati".

Eh sì, il mio è un condominio di città. Che non ha vista sul mare, ma sull’umano...

 

Vue sur l'humain

 

Il y a ensuite, sur les six étages de mon immeuble, quatorze autres appartements, donc beaucoup d'autres voisins. Ils sont plus ou moins fifty-fifty, c'est-à-dire cinquante pour cent de Franco-Français et cinquante pour cent de Franco-Étrangers ou, peut-être, simplement étrangers. Et c'est en m'excusant pour cette appellation plutôt déplaisante que je m'empresse de me corriger : j'ai, en somme, cent pour cent de personnes comme voisins.

Et... est-il concevable de n'avoir, parmi tant de voisins, que des champions d'amabilité et/ou politesse ? Bien sûr que non : françaises ou pas, les personnes que je croise dans l'entrée de l'immeuble, dans le couloir des caves ou dans le sous-sol des garages ne sont pas toutes pourvues de ces qualités.

Devrais-je, dès lors, donner raison à cette dame à l'air distingué que j'avais croisée par hasard dans ce quartier et qui, comme je l'évoquais dans mon introduction, me déconseillait de venir m'y installer en raison de certains de ses habitants ?

Pensez-vous, ce serait comme affirmer que tous les ennuis d'ordinaire coexistence sont toujours provoqués par des personnes d'origine, race ou religion différentes, ou comme oublier certains accrochages avec des congénères tout à fait européens, blancs et catholiques !

Sans compter que la vue depuis le balcon de mon deuxième étage, côté cour, ne fait que confirmer la justesse de mon choix résidentiel. Après les voitures parfaitement garées sur la placette derrière mon immeuble, mon regard vise aussitôt l'édifice qui lui fait face lui aussi côté cour et sociologiquement équivalent au mien avec ses nombreuses rangées de séchoirs à linge somptueusement chargés de draps, chemises, pantalons et sous-vêtements divers et variés pour adultes et enfants, témoignages lumineux de foyers soigneux et bien plus qu'« intégrés ».

Eh bien oui, j'habite dans un immeuble urbain qui n'a pas de vue sur mer, mais sur l'humain…

 

(Fin de traduction !)

 

 

29 mai 2026

"CASA ARMONDI", QUE DU PARTAGE !

 

 

 

 

Pouvais-je ne pas suivre le programme "Vita da artista" proposé sur Rai 3 par la télévision publique italienne ? Et ‒ deuxième question rhétorique ‒ aurais-je pu manquer, dans cet admirable format culturel nous introduisant dans les habitations-musées de plusieurs génies créatifs, l'émission consacrée à la maison d'Alberto Moravia ?

 

Alors que la réponse à ces deux questions me concernant est évidemment négative, une autre interpellation plus générale pourrait, au contraire, poser problème.

 

Serait-il prétentieux, de la part d'un tout petit écrivain plutôt local, d'imaginer sa propre maison visitée, un jour, par des centaines de lecteurs-admirateurs à la recherche d'objets, menues habitudes et autres traces de leur auteur préféré ?

 

Si un "oui" est sans doute la réponse la plus sensée, un autre "OUI", mais bien plus catégorique et en lettres capitales, serait indiscutablement la meilleure réplique à cette question si, par hasard, elle concernait ma modeste personne en tant qu'auteur-blogueur azuréen, franco-italien et pas vraiment renommé à l'échelle planétaire.

 

Qui, en effet, pourrait avoir envie de visiter ‒ dans quelques dizaines d'années ‒ la maison d'un écrivain ignoré par les meilleurs critiques littéraires et dont l'œuvre n'a jamais été citée dans les revues les plus engagées, les radios les plus écoutées, les télévisions les plus regardées, les sites les plus fréquentés ?

 

Mais...

 

Comment pourrais-je ne pas rendre accessible une maison ‒ "Ma maison sur la Côte d'Azur" ! ‒ que j'ai bien mise à l'honneur dans deux de mes livres et même dans le titre de ce blog ?

 

Et pourquoi donc, au lieu de cultiver le vaniteux espoir d'une future reconnaissance poussant des foules d'estimateurs dans ma modeste habitation, ne profiterais-je pas de ce blog pour partager, virtuellement et dès maintenant, quelques bribes de ma vie domestique avec mes deux ou trois lecteurs ?

 

N'ai-je pas, d'ailleurs, passablement ouvert les portes de "Casa Armondi" dans ce blog ("Quelle saturation ?", "Souvenirs d'Italie", "Un petit truc à moi"), ainsi que dans plusieurs passages de mon troisième livre "Le mie case in Costa Azzurra... e altrove" (notamment, à partir de la page 153, dans sa « (Lunga) conclusione con mobili eccetera ») ? (*)

 

 

 

 

Et donc, voilà : si, dans le bel appartement romain (« Casa Museo ») d'Alberto Moravia, Jacopo Veneziani montre la machine à écrire du grand écrivain, dans la cuisine d'une bien plus humble habitation je propose ma cafetière qui, comme on peut le voir, n'est pas une "Clooney" mais une simple Moka utilisée, en principe, deux fois par semaine. Son contenu ? Plus ou moins quatre tasses d'un honnête café à l'italienne, que je garde au frigo deux ou trois jours dans un pot hermétique après ajout de trois sucrettes qui sont aujourd'hui... vert-blanc-rouge ! Ce qui est très pratique et, une fois ma tazzulella chauffée au micro-onde, donne un café (allongé au petit déj') aussi bon que le premier jour.

 

 

 

 

Mais...

 

Ne serait-elle pas, cette cafetière, une bien médiocre relique, même pour un petit écrivain ? Je ne sais pas. Ou, du moins, je sais que même les grands écrivains boivent parfois du café...

 

Et, en tout cas, dans mes prochains billets consacrés à "Casa Armondi", je vais essayer de montrer des souvenirs un peu plus "nobles" ou, si l'on veut, moins terre-à-terre.

 

Le mot de la fin de ce billet ? Peut-être... une nouvelle question renvoyant somme toute à son début : ne serait-elle pas vraiment de la prétention, de la vanité, de l'autosatisfaction, cette idée de singer les maisons-musées autrement légitimes des grands écrivains ?

 

Mais non, voyons ! Pour tout ce que je viens d'expliquer ‒ et de mon vivant ‒ "Casa Armondi" ne sera... que du partage !

____________________

 

(*) À propos de ce troisième livre écrit en ma langue maternelle, un avertissement aux visiteurs de ce blog qui est, lui, bien français depuis sa création : quelques-uns de ses prochains billets seront, peut-être, également rédigés en la langue de Dante. Un problème, pour les lecteurs pas trop familiers de cet idiome ? Plusieurs solutions de traduction existent en ligne : pourquoi ne pas les utiliser ?

 

 

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28 avril 2026

M'EN VOUDRA-T-ON ?

 

 

 

 

Les maisons de production et de distribution du brillant film italien "Io e te dobbiamo parlare" diffusé il y a quelques jours sur Rai 1 me reprocheront-elles d'avoir emprunté l'image qui, en ouverture de ce billet, célèbre à merveille l'époustouflante splendeur nocturne d'un Beau Pays immensément cher à mon vécu transalpin ?

 

 

 

 

Et à propos de bons films... et de bons cinémas, devrais-je craindre la désapprobation du "Jean-Paul Belmondo" (ex "Mercury") irremplaçable « art et essai » qui nourrit depuis plusieurs années mon ancienne cinéphilie ‒ pour avoir immortalisé son écran d'accueil lors de ma dernière présence dans l'une de ses trois salles ?

 

 

Nice-Matin, article du 8 avril 2026... à peine écourté

 

 

Faudra-t-il, enfin, redouter une réprimande du quotidien "Nice-Matin" pour avoir reproposé (et légèrement modifié) son louable article consacré à "L'œuvre invisible", film qui mérite bien, en effet, d'être amplement signalé et vivement recommandé ?

 

« Attention Spoiler, ne lisez ces lignes suivantes qu'à l'issue de la projection », sont les avant-derniers mots de cet article : voilà pourquoi, pour éviter toute tentation, j'ai posé mon billet du "Jean-Paul Belmondo" sur sa conclusion !

 

Mais je l'ai quand même terminé... à ma façon, avec un point d'interrogation en signe de mystère et deux points d'exclamation suggérant, eux, la très probable surprise que l'on éprouvera, justement, « à l'issue de la projection » et/ou après lecture d'autres critiques sur ce film pas comme les autres.

 

Une « œuvre invisible » que l'on pourrait considérer comme un ovni cinématographique, mais aussi ça, on peut le révéler comme un grand hommage au Septième Art et aux multiformes manières de l'aimer et de le célébrer.

 

 

 

 

29 mars 2026

LE CARNAVAL... ET ARICÒ

 

 

 

 

Aucun souci (comme on dit trop souvent aujourd'hui), chers férus de monarchie : il y a encore, parmi nous et non pas au-dessus, des rois et des reines plutôt sympathiques se réclamant moins d'une ascendance divine que d'une investiture populaire. Il y a par exemple des monarques qui, annoncés par des colonnes Morris ou des sets de table, sont régulièrement, royalement et joyeusement accueillis dans la capitale azuréenne.

 

 

 

 

Vous avez dit Carnaval de Nissa la Bella ? Vous avez deviné, d'autant plus que les susdites LL.AA.RR. (Leurs Altesses Royales) ne sont pas faites en chair et en os mais en d'autres matériaux bien plus durables que les composants d'un corps humain : ce qui n'enlève rien à la noblesse de ce Roi et de cette Reine d'aqui dont l'anatomie, l'habillement et même l'âme changent d'ailleurs tous les ans.

 

Les noms de leurs majestés dans cette édition 2026 ? Les voici : elle, c'est une "Gaïa" « source de toute vie », « protectrice du monde » et « allégorie de la Terre nourricière » (1).

 

 

 

 

Lui, un "Roi Grenouille" qui « symbolise la dualité entre la nature et l'homme » et « incarne la dualité entre l'instinct animal et la conscience humaine » (2).

 

 

 

 

Voilà des qualités que l'on pourrait qualifier d'écologistes et/ou humanistes ; et qui, au fond, feraient de Gaïa et de Grenouille des monarques plutôt républicains...

 

Longue vie donc au Carnaval de Nice, à ses grosses têtes, à ses masques et à ses masqués avec quand même, concernant ces derniers, une proposition complémentaire aussi contradictoire que digne d'attention ne venant pas de moi mais d'un certain... Cimolo dont plusieurs dessins ont déjà été publiés sur ce blog (3) et sur "Nissitalie" (4).

 

« Et si on enlevait le masque au lieu de le mettre? » se demande en effet son personnage Aricò (dans cette version française, inutile d'accentuer le "o" !), jeune protagoniste de l'agenda scolaire Il Pensiario que Cimolo (Armando Mazzanobile, dessinateur mais aussi professeur et expert en communication éducative) a réalisé il y a quelques années en Italie (5).

 

 

 

 

Ci-dessous, à côté de la couverture de cet agenda qui avait été offert aux élèves de plusieurs écoles par deux bibliothèques lombardes, l'original italien du dessin en question (« E se invece di mascherarci ci smascherassimo ? ») :

 

 

 

 

Mais au fait, êtes-vous d'accord avec Aricò ?

 

Remarquez, faute de nous "démasquer" complètement, nous pourrions peut-être commencer par essayer, dans nos sociétés plus ou moins civilisées, d'être un tantinet moins hypocrites ou, si l'on préfère, juste un peu plus authentiques...

 

____________________

 

(1)(2) « Les chars du Carnaval de Nice 2026 » sur nicecarnaval.com pour en savoir plus.

(3) « Léo & Lia, les actuels », « Léo & Lia, le beau mix », « Ville ou supermarché ? »

(4) « La frontière de Cimolo »

(5) Armando Mazzanobile est également traducteur et corédacteur du dictionnaire bilingue "Robert & Signorelli".

 

 

 

10 février 2026

TUTTO L'IMPEGNO DEL MONDO

 

 

 

Une fois n'est pas coutume, ce titre italien ("tout l'engagement du monde" en langue de Molière) m'aide à mieux supporter, en essayant de les transformer en exigence, les déchirants mots « tout le mal du monde » que Paola Regeni mère du chercheur italien assassiné il y a dix ans en Égypte avait prononcés après avoir vu, avec son mari Claudio, le corps massacré de son fils. Des mots qui sont aussi le titre du film de Simone Manetti, "Giulio Regeni - Tutto il male del mondo", qui vient de sortir en Italie et dont on espère vivement qu'il soit distribué au plus tôt en France et partout ailleurs : car il faut absolument qu'un tel crime dont j'ai écrit, ici, plus d'une fois (*) soit connu aux quatre coins de la planète, et que les parents de Giulio soient soutenus, aimés, protégés par l'empathie du monde univers.

 

Un grand merci donc au réalisateur, à la production, à la distribution et à tous ceux qui ont contribué à éclairer, par ce documentaire, une des pages les plus sombres de nos dernières années et, plus généralement, à dévoiler la face de certains gouvernements qu'on appelle encore trop prudemment « démocraties illibérales », « autocraties » ou « régimes autoritaires », et qui ne sont rien d'autre, en réalité, que des dictatures fondées sur la soumission plus que sur la liberté, sur la connivence plus que sur l'égalité, sur la la torture et l'assassinat plus que sur la fraternité.

 

Des totalitarismes paranoïaques qui ont forcément peur de leur ombre et qui, comme il est bien suggéré dans le documentaire, terrorisent donc tout le monde pour pouvoir garder leur pouvoir.

 

Et c'est justement... « tutto l'impegno del mondo » qu'il faut déployer, ici et maintenant, pour ne plus avoir à subir cette peur et ces tyrannies.

____________________

 

(*) "Bravo Portafiorita", "Giulio Regeni, une justice possible", "Pif, l'Égypte et les Regeni

 

 

24 janvier 2026

VINTAGE, NON VINTAGE

 

 

 

 

Début d'année 2026, plein centre-ville niçois, intérieur soir d'un café-restaurant très vintage. Dans un vieux miroir au-dessus du dossier d'une ancienne banquette, une tête (la mienne?) tout aussi vintage... (*)

 

____________________

 

(*) Sûrement moins âgées, les petites mains qui ont réalisé le mini-"Christmas Bag" qui a contribué à enjoliver mon Noël. Oui, car en lisant son étiquette au moment de le ranger dans un carton que je ne rouvrirai (peut-être) qu'en décembre 2026, je découvre que ce gadget a été conçu en Europe... et fabriqué ailleurs. Et, justement et surtout, je me rends compte que j'ai acheté quelque chose dont l'assemblage aussi minutieux n'a pu être réalisé que par de petites mains et même, peut-être, par des mains de petit(e)s...

Maintenant, je sais. Et Aristote dixit savoir, c'est se souvenir.

 

 

 

 

28 décembre 2025

MON DÉCEMBRE 2025

 

Mois important, le mois de décembre. Le cœur de l'hiver, les fêtes, la famille et (peut-être) les voyages et toute sorte de bilans : négatifs, positifs ? Vaste question pour tout un chacun.

Je n'évoquerai donc, ici, que quelques moments plus ou moins importants qui ont marqué ma fin d'année 2025.

Parmi les premiers, ce 6 décembre où, grâce à Rai News 24, j'apprends en direct que ma ville natale (Palerme) est déclarée (à Palerme) Capitale italienne du Bénévolat 2025 par le très aimé et indispensable Président de la République (palermitain) Sergio Mattarella, dans le célèbre (et tout aussi palermitain) Teatro Massimo situé, lui, à deux pas du collège que j'ai fréquenté il y a quelques décennies. Un grand "Bravo" donc à Palerme, à Sergio Mattarella et, surtout, à tous les bénévoles, quels que soient leurs villes, pays ou nationalités !

 

 

 

Plus niçoises, les décorations festives que je découvre au début du mois dans mon centre commercial d'élection, avec un Roi des Forêts richement garni et un imposant trône rouge-argenté momentanément privé d'un Père Noël sans doute en pause-déjeuner :

 

 

 

Plus tard, une promenade dans la très centrale Avenue de la République, depuis 2007 écologiquement parcourue par la ligne 1 des Lignes d'Azur niçoises et ici, vu le mois, aussi très festive...

 

 

 

avant un bon couscous pas vraiment frenchy mais... régulièrement proposé par un restaurant "d'aqui" (d'ici) :

 

 

 

Pouvais-je, ce soir-là, imaginer qu'à peine une petite semaine plus tard, en remerciement des chocolats que je leur avais offerts, mes gentils voisins marocains m'auraient apporté la même spécialité d'Orient mais... sûrement moins "resto" et bien plus savoureuse ?

 

 

 

Le restaurant et le plat des voisins c'est bien, mais ce n'est sûrement pas tous les jours. Il faut bien faire ses courses et, dans un supermarché du centre-ville, comment ne pas photographier c'est Noël ce Père Noël ? Mais, est-il vraiment en laine ? Pas du tout, ce n'est qu'une image de pub imprimée sur papier mais qui, en bon français, fait tellement "hand made" et... "Merry Christmas" !

 

 

 

Autre air de fête à la télé, dans "Domenica In" du 21 décembre. Les invités de cette institution dominicale de la télévision publique italienne sont les Ricchi e Poveri (La prima cosa bella, Piccolo amore, Mamma Maria, Se m'innamoro, Sarà perché ti amo) et, ce jour-là, le célébrissime groupe « tant sur la scène locale qu'au niveau international » (Wikipédia français) performe une fois de plus une chanson au titre doublement pertinent : La festa di Natale degli Angeli , "La fête de Noël des Anges" (en effet, originairement formé de quatre chanteurs, la formation est aujourd'hui composé d'un simple duo : les "Angeli" Angela Brambati et Angelo Sotgiu). C'est un morceau bien sympathique, dont on pourra éventuellement écouter-voir les versions "humaine" (vidéo "Domenica In" de 2024) et "animée" (vidéo officielle).

 

 

 

Et, à propos de télévision italienne et de musique, impossible de ne pas citer, en cette fin d'année, la mini-série italo-internationale "Sandokan" qui vient de faire un carton sur Rai 1. En effet, les Transalpins n'auraient su manquer cette nouvelle version du célèbre feuilleton tiré des romans d'Emilio Salgari et diffusé en 1976 (il y a désormais près de cinquante ans !) en Italie mais aussi, la même année, en France sur TF1. Impossible, aussi, d'en oublier le fameux générique : on pourra en écouter la version 2025 ou , ça donne du tonus !

 

 

 

Voilà donc pour mon décembre 2025. Autre chose ? Évidemment, mais j'arrête là...

 

 

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